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3 bonnes idées pour enseigner l’empathie aux élèves de la maternelle à la terminale

 

 

Il y a quelques semaines, le New York Times publiait « Un guide des compétences sociales pour les adultes, pour ceux à qui on n’a jamais rien appris », une lecture intéressante pour tous les éducateurs qui veulent aller au-delà du simple enseignement d’une matière donnée. D’accord, il est essentiel d’enseigner aux élèves tout ce qu’ils doivent savoir sur les mathématiques, les langues, la biologie, la physique, la chimie, l’histoire, la géographie, etc. Le fait d’en savoir un peu plus sur la nature, la vie et la culture et sur la façon dont elles sont abordées par les différentes branches de la science (y compris les sciences sociales et humaines) aidera les élèves à trouver ce qu’ils aiment et peut-être à choisir une future profession.

Mais une bonne vie ne consiste pas seulement à trouver la bonne profession ou votre véritable vocation, surtout à une époque comme celle-ci, où l’on peut changer de profession et réinventer sa carrière toutes les décennies, voire plus souvent que cela. La vie d’adulte, c’est aussi construire et entretenir des relations et l’empathie est une compétence clé qui peut nous aider à mieux nous lier aux autres, à comprendre leurs réactions, leurs préoccupations et leurs émotions.

 

 

3 Excellentes idées sur la façon d’enseigner l’empathie aux élèves de la maternelle à la 12e année

 

Lorsque nous parlons d’empathie (et d’autres aspects de l’intelligence émotionnelle, tels que la conscience de soi, l’autorégulation, la motivation et la socialisation), nous avons tendance à la considérer comme une capacité innée : on l’a ou on ne l’a pas. Cependant, l’empathie peut être enseignée et plus tôt nous l’enseignons, mieux c’est. Dans l’enseignement de la maternelle à la 12e année, l’enseignement de l’empathie pourrait aider les élèves à gérer leurs insécurités, à améliorer leur estime de soi et à stimuler leurs capacités à se faire des amis.

 

L’éducation multiculturelle

L’enseignement aux élèves des autres cultures devient de plus en plus important dans une société déjà diversifiée et interconnectée. Apprendre à connaître d’autres cultures pourrait montrer aux élèves que nous ne sommes pas si différents que cela et pourrait les aider à se concentrer sur les choses que nous avons en commun, comme les valeurs et les idéaux partagés, au lieu de rejeter les différences et de les percevoir comme des menaces. L’intégration de la diversité culturelle est une expérience enrichissante pour les enfants et les adultes, car le fait d’être exposé à différentes façons de penser et à différentes façons de voir la vie pourrait nous aider à aborder les problèmes d’un autre point de vue et à identifier des solutions « hors des sentiers battus ».

Par exemple, l’idée suivante s’inspire des traditions d’une culture différente.

Un programme de chaise vide

C’est un concept inspiré d’une tradition yiddish pendant le repas de Pessah où les familles laissent une chaise vide à table pour un être cher décédé. C’est une façon de faire face au chagrin, au deuil et une manière de garder le souvenir vivant. Vous pouvez mettre en œuvre ce programme dans n’importe quelle classe, mais aussi lors des réunions du conseil d’administration de l’école, des assemblées, ou même des réunions de l’association des parents d’élèves. Le concept est d’avoir une chaise vide pour ceux qui n’ont pas pu assister à la réunion ou à la classe.

Il est possible de mettre en place ce programme dans n’importe quelle classe. Par exemple, lorsqu’un enfant est malade et ne peut pas venir à l’école pendant quelques jours, une chaise vide rappellera à ses collègues qu’ils pourraient manquer des choses qui se passent ces jours-là. Peut-être que certains se sentiront encouragés à appeler leur collègue pour rattraper le temps perdu.

Dans le cas de décisions importantes, il est important de ne pas se laisser distraire. Lorsque des décisions importantes sont prises lors d’une réunion ou d’une assemblée, une chaise vide rappellera aux personnes présentes qu’elles doivent prendre en compte le point de vue des absents.

Un programme de pratiques réparatrices

C’est une excellente approche de la résolution des conflits et elle pourrait aider les étudiants à améliorer leurs relations avec leurs collègues. L’idée centrale de ce programme est de chercher des solutions au lieu de punitions pour les mauvais comportements. Il s’agit d’un programme de pratiques réparatrices. Par exemple, lorsqu’un élève blesse un collègue, en utilisant des mots ou un comportement agressifs, au lieu de punir celui qui a fait l’erreur, cette approche suggère de passer du temps avec les deux pour identifier la cause profonde du comportement agressif et comprendre la situation. L’étape suivante consiste à essayer d’identifier des solutions correctives pour la relation. En bref, il s’agit d’apprendre aux enfants à faire face à des situations difficiles et à réparer les relations. En tant qu’adultes, nous devons gérer les conflits. Savoir comment faire face à des personnalités difficiles est très important dans notre vie professionnelle et personnelle.

 

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