Le matin d’un fondateur ressemble souvent à un empilement d’urgences et de décisions à prendre rapidement. Entre le choix de la structure, la rédaction des statuts et l’immatriculation, il est facile de se perdre. Cet article vise à donner une vue pratique et complète pour décider si Legalstart est la bonne solution pour immatriculer une SASU, en comparant prix, délais, documents nécessaires et alternatives comme l’avocat, la banque en ligne ou la démarche autonome.
Prix indicatif et garanties
Chez Legalstart, les offres commencent souvent par une option basique gratuite ou peu coûteuse, puis montent vers des formules standard et premium. Le coût indicatif pour une création complète de SASU via une formule payante se situe généralement autour de 99 à 299 euros hors frais annexes (frais de greffe, annonce légale, dépôt de capital). À cela s’ajoutent des frais fixes administratifs comme la publication de l’annonce légale et les frais de greffe pour l’obtention de l’extrait Kbis.
Une caractéristique importante proposée par certains prestataires en ligne est la garantie anti-rejet : si le greffe refuse le dossier pour cause de défaut formel, le prestataire aide à corriger le dossier sans frais supplémentaires ou prend en charge une partie des frais. Vérifiez les conditions de cette garantie avant de souscrire, car elle peut varier selon la formule.
Délais réalistes à prévoir
Les délais dépendent de plusieurs facteurs : votre réactivité pour fournir les pièces, la rapidité de la banque pour déposer les fonds, la charge du greffe et la qualité du dossier. Voici des estimations réalistes :
- Rédaction et personnalisation des statuts : 24 à 72 heures.
- Dépôt du capital (banque ou notaire) : 24 à 48 heures si complet.
- Publication de l’annonce légale : 24 à 48 heures via prestataire.
- Dépôt du dossier au greffe et obtention du Kbis : 48 heures à 2 semaines selon la charge administrative.
Au total, en comptant toutes les étapes, une immatriculation complète peut varier de 3 jours à 3 semaines. En pratique, les formules premium qui incluent vérification et assistance accélèrent souvent le processus.
Étapes détaillées pour immatriculer une SASU
Pour réussir l’immatriculation sans retard, suivez cette feuille de route :
- Préparez les documents d’identité et les justificatifs de domicile du dirigeant et de l’éventuel actionnaire unique.
- Choisissez la dénomination sociale, l’adresse du siège et l’objet social avec précision.
- Rédigez et signez les statuts. Si vous utilisez un prestataire en ligne, remplissez le questionnaire en détail pour obtenir des statuts personnalisés.
- Dépôt du capital social : ouvrez un compte bancaire ou obtenez une attestation de dépôt auprès d’un notaire ou d’un service de dépôt de fonds en ligne.
- Pensez à la publication de l’annonce légale dans un journal habilité et conservez l’attestation de parution.
- Déposez le dossier complet au greffe : statuts, attestation de dépôt des fonds, attestation de parution, pièces d’identité, formulaire M0, déclaration de non-condamnation.
- Suivez la transmission et récupérez l’extrait Kbis dès sa publication.
Documents nécessaires
Voici la liste des pièces habituellement requises :
- Statuts signés par l’associé unique.
- Attestation de dépôt des fonds (banque, notaire).
- Justificatif de siège social (bail, contrat de domiciliation ou attestation de mise à disposition).
- Pièce d’identité en cours de validité du dirigeant.
- Déclaration de non-condamnation et attestation de filiation du dirigeant.
- Attestation de parution de l’annonce légale.
- Formulaire M0 complété.
Comparatif : Legalstart vs avocat vs DIY vs banque en ligne
Le choix dépend de la complexité de votre projet, de votre budget et de votre tolérance au risque.
| Option | Coût | Avantage principal | Limite |
|---|---|---|---|
| Legalstart / prestataire en ligne | Bas à moyen | Rapide, guidé, coûts maîtrisés | Moins adapté aux situations juridiques complexes |
| Avocat | Élevé | Conseil sur-mesure et sécurisation juridique | Coût et délais plus importants |
| Démarche autonome (DIY) | Très bas | Économies maximales | Risque d’erreur et perte de temps |
| Banque en ligne ou néobanque | Variable | Intégration dépôt de capital + services bancaires | Souvent pas d’assistance juridique complète |
Conseils pratiques et profils recommandés
- Si votre structure est simple et que vous souhaitez aller vite, la formule standard d’un prestataire en ligne est souvent suffisante.
- Pour une sécurité maximale sur des clauses particulières (pacte, levée de fonds, protection du dirigeant), préférez l’avis d’un avocat.
- Si votre budget est très limité, le DIY reste possible, mais prenez le temps de bien relire les modèles et d’utiliser des checklists officielles.
- Pour une start-up avec urgence et besoins de conformité, optez pour une formule premium incluant assistance et garantie anti-rejet.
En conclusion, le choix entre Legalstart et les autres options doit tenir compte de l’urgence, du budget, de la complexité juridique et de votre capacité à gérer les formalités. Un prestataire en ligne bien choisi vous fait gagner du temps et réduit les risques d’erreur, tandis qu’un avocat apporte une sécurité juridique sur-mesure quand la situation le justifie.



